LA TRANSAT DE WHITE DOLPHIN

Neuf mois sont passés mais le souvenir de La Panerai Transat Classique 2012 reste très fort en moi. C’est certainement mon plus beau souvenir sportif. Ce fut une expérience humaine, une aventure collective unique dans notre vie moderne, souvent citadine, toujours connectée où le Temps et l’Espace sont devenus un vrai luxe. Le record de l’Atlantique ne cesse de tomber mais pour un marin amateur, une Transat reste un symbole et pour un équipage de classique une aventure.

Préparation du bateau, constitution de l’équipage (voire des équipages car il y avait bien deux régates), une telle course demande des efforts humains et financiers pour être prêt, pour se libérer et pour gérer le retour du bateau mais cela en vaut tellement la peine.

Pour White Dolphin, la Transat a commencé entre St Tropez et Gibraltar avec Yann, Fred, Jordan, Wilfrid, Jean-Marie, Arnaud et Marc. Cette première victoire dans le gros temps de novembre malgré nos "infortunes" de mer mérite déjà de figurer dans mon petit panthéon des régates sur White Dolphin.

De La Transat, je retiens le magnifique départ de la flotte sous spi à Cascais et l’irrésistible envolée de The Blue Peter qui indiquait clairement que nous étions partis pour une vraie régate, une régate d’au moins trois semaines et 3000 milles.

J’ai aussi en tête notre option gagnante à l’Est des Canaries qui nous permit d’empanner en tête dans les alizés, les longs surfs sous spi, les cieux magnifiques de jour comme de nuit et bien sûr le match incessant avec nos concurrents directs.

La Panerai Transat Classique, ce fut aussi l’hiver quitté sans regret, les dauphins par dizaines et les poissons volants, les trois jours de houle puissante et croisée qui usèrent les bateaux et les équipages, les réglages précis, le routage précieux, les casses fréquentes et les réparations improbables qui tenaient éveillé tout l’équipage.

Mais ce fut aussi l’amitié, le bonheur partagé avec Yann, Fred, Jordan, Arnaud, Jean-Fabrice et Nicolas, les vacations pour partager nos émotions et notre bonheur avec nos amours, nos amis restés à terre et avec les enfants de La Barbade.

Ce fut enfin l’arrivée, victorieux et heureux, l’accueil chaleureux de La Barbade, le bonheur de retrouver les autres équipages arrivant tour à tour à bon port et enfin la joie infinie d’embrasser nos familles le regard brillant et salé en disant : « on l’a fait ».

Pascal Stefani
White Dolphin

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