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PANERAI TRANSAT CLASSIQUE - INTERVIEW

dimanche 25 mai 2014

Trois questions à François Séruzier, directeur de course

« Petits ou grands, anciens ou plus récents, tous les bateaux ont leur chance.  »

Pour faire courir – et classer - ensemble des voiliers, vous avez recours à une jauge. Quelle sera celle utilisée pour la Panerai Transat Classique 2015 ?

« Nous utiliserons la Jauge Classique Handicap – Classic Handicap qui a été créée et développée en France sur la côte Atlantique et en Manche. Comme d’autres jauges, elle prend en compte les caractéristiques des yachts et, en particulier, leur année de construction, les modifications par rapport à l’état d’origine et la forme de la quille. Cette jauge est en application depuis de nombreuses années, mais elle commence à s’internationaliser. Les Britanniques et les Espagnols se montrent très intéressés, ces derniers venant même d’intégrer le Conseil de la jauge.  »

Sera-t-il établi plusieurs classements en fonction des différents types de bateaux engagés ?

« Le principal classement, dit « scratch », ne fera pas de distinction entre les bateaux et tous les concurrents seront impliqués. Le grand vainqueur de la Panerai Transat Classique 2015 est donc le voilier qui, après application de la Jauge Classique Handicap, bénéficiera du meilleur temps compensé. Petits ou grands, anciens ou plus récents, tous ont leur chance. Par contre, il y aura d’autres classements dont un qui ne concernera que les goélettes auriques. Ce trophée spécifique sera lui établi en utilisant la jauge CIM, bien connue en Méditerranée où se regroupent la majorité de ces magnifiques « cathédrales de toiles ». En fonction des inscriptions, d’autres podiums pourront être déclarés, comme pour des Classe J, par exemple. »

Quelles sont les particularités du parcours entre Lanzarote, aux Canaries, et Fort-de-France, à la Martinique ? Quels sont les pièges à éviter ?

« La première partie sera très tactique puisque les concurrents, au départ de Lanzarote, l’île la plus à l’Est de l’archipel, devront choisir entre trois options : passer au Nord, descendre vers le Sud ou se glisser entre les îles. De ce choix dépendra leur positionnement pour rejoindre la route des alizés bien établie, en principe, à cette époque de l’année. Il faut cependant rester attentif, car des dépressions venues de l’Atlantique Nord peuvent perturber ces vents qui peuvent devenir contraires… ou s’évanouir. En arrivant aux Antilles, il est probable que les concurrents passent par le sud de la Martinique, avec sans doute une marque de passage vers le célèbre rocher du Diamant : ils devront se méfier de la remontée de la côte… sous le vent, jusqu’à Fort-de-France.  »

Retrouvez toutes les informations sur le site de la Transat Classique

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