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MAGNIFIQUE DEPART

dimanche 22 juillet 2012

Des centaines de voiliers sur l’eau, des concurrents combatifs, un soleil radieux et une belle brise ont composé le fabuleux cocktail proposé aux spectateurs du départ de la Panerai Transat Classique 2012. Les concurrents filent maintenant vers le Raz de Sein puis le golfe de Gascogne.

Quel spectacle ! Les douze voiliers engagés sur cette première étape de la Panerai Transat Classique 2012 ont offert aux milliers de spectateurs réunis sur les quais de Douarnenez un formidable show. Sous un chaud soleil et avec un vent de 12 nœuds bien établi, le départ s’est déroulé dans les meilleures conditions. À 14 heures précises, le signal du départ libérait les concurrents qui piaffaient dans le port du Rosmeur depuis quatre jours. Bien lancé, Emeraude franchissait la ligne au bateau comité une poignée de secondes plus tard, serré de près par Persephone. À l’autre bout de la ligne, le grand yawl Amazon tentait un départ bâbord amures, mais devait rapidement céder la priorité à un autre plan Stephens, le Swan 38 Gweneven. Partis pour plus de 600 milles, les participants ont démontré, avec ce départ tonitruant et spectaculaire, leur forte motivation à faire naviguer au plus juste leurs voiliers.
Le matin, après une rapide présentation des bateaux par leurs équipages François Séruzier, directeur de course, faisait un dernier point météo devant l’ensemble des armateurs et des skippers. Les prévisions donnaient des conditions un peu molles en début d’après-midi, mais la réalité sur le plan d‘eau, avec une bonne brise thermique, leur donnait tort, pour le plus grand plaisir de tous. Dans la nuit, le vent pourrait tourner à l’Est et renforcer les brises de nuit. Pour les premiers jours de course, un anticyclone bien installé est annonciateur de vent modéré. Une fois négocié le passage du ras de Sein, les concurrents vont plonger plein Sud pour toucher des conditions un peu plus favorables.

Cette dernière matinée, au cœur des festivités maritimes, était le temps des « au revoir » et des derniers petits réglages. L’absence de fébrilité était bien le signe de la parfaite préparation de tous, avec une mention toute particulière pour l’incroyable décontraction du jeune armateur britannique de Vagabundo II, et de ses équipiers. Sur Red Hackle, un équipier était envoyé dans la mâture pour récupérer une drisse volage. Le tuyau d’eau passait de bateau en bateau pour un ultime remplissage des réservoirs. Après une magnifique manœuvre de sortie de port - à la voile ! - du trois-mâts barque Belem, sous les applaudissements des équipages de la Panerai Transat Classique 2012, les concurrents larguaient un à un les amarres et prenaient la direction de la zone de départ, sous les commentaires de Jacques Blanken, grand spécialiste de la voile de tradition. Ils étaient accueillis sur le plan d’eau par des centaines de voiliers de toutes tailles et de toutes époques, vision somptueuse et émouvante, véritable défilé de l’histoire du patrimoine maritime.

Pour garantir le spectacle, une bouée de parcours Panerai était mouillée à environ deux milles de la ligne de départ, obligeant les voiliers à venir tirer un bord près de la côte, avant de se diriger vers la sortie de la baie. À cette dernière marque de parcours avant l’arrivée à Cascais, au Portugal, Emeraude continuait de mener la flotte, l’équipage italien, emmené par Vittorio Cavazzana, tirant le meilleur de cette belle machine de course. Quelques minutes plus tard, Persephone, virait la bouée à son tour, affirmant l’ambition d’Yves Lambert, son armateur, bien conseillé par le célèbre navigateur Pierre Follenfant. Un peu handicapé par sa taille lors des manœuvres de départ sur une ligne courte, Amazon commençait à faire parler sa puissance. En quatrième position, Gweneven démontrait ses belles capacités et la formidable combativité d’Oren Nataf, son propriétaire qui découvrait le monde de la voile, il y a tout juste deux ans. Les passages de bouée s’enchaînaient avec Valteam, puis Laetitia II et Cipango, les deux Taillefer de la course, Mowgli et Pen Duick II. Marie des Isles fermait la marche, mais cela n’entamait en rien la bonne humeur de son équipage. Tous s’apprêtaient à franchir, en début de soirée ou dans la nuit, le délicat Raz de Sein.

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