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COMMUNICATION ET SECURITE POUR LA PTC

vendredi 18 juillet 2014

PREPARATION - Communication et sécurité
18-07-2014

Recevoir des bulletins météo, donner des nouvelles, permettre aux terriens de suivre la course et, ne le souhaitons pas, déclencher des secours : les enjeux des communications et de la localisation sont primordiaux.

Partir traverser un océan, larguer les amarres, c’est goûter aux plaisirs de se retrouver seul en mer (avec un petit équipage, quand même) et profiter de moments de calme, de sérénité et de méditation. Mais c’est aussi une aventure que l’on souhaite partager avec des proches restés à terre et si, aujourd’hui, les moyens de communication et de localisation ne manquent pas, en plus d’être des vecteurs de convivialité, ils sont aussi des outils de sécurité indispensables. Sur la Panerai Transat Classique 2015, qui se court selon les règles de l’ISAF (la fédération internationale de voile), la direction de course impose certains matériels à bord des yachts concurrents.

Tous les bateaux doivent ainsi être équipés de téléphone par satellite pour lesquelles il existe quatre réseaux (Iridium, Inmarsat, Globalstar et Thuraya). Avec ces téléphones, il est possible de recevoir et envoyer de simples e-mails (des options plus sophistiquées – et plus onéreuses – autorisent le transfert d’images) : ils servent à dialoguer avec la direction de course et, le cas échéant, à coordonner une demande d’assistance extérieure. De plus, les concurrents s’engagent à envoyer, au moins tous les deux jours, des informations sur leurs conditions de course et sur la vie à bord. Ces messages sont ensuite retranscris sur le site de la course et consultables par tous ceux qui suivent la course.

Par ce biais, les navigateurs vont aussi recevoir des informations météo. Le routage étant interdit (cela consiste à recevoir une analyse météo des conditions à venir et le choix de route le plus judicieux qui en découle), chaque skipper s’engage sur l’honneur, avant le départ, à respecter cette règle qui met tous les concurrents à armes égales et valorise leur sens de la navigation. Tous les jours, à heure fixe, la direction de course transmet donc un fichier Grib qui donne la situation météo sur les 5 jours à venir avec son évolution toutes les 6 heures. Pour affiner leur tactique, les bateaux reçoivent aussi les positions de tous les concurrents.

Pour cela, chaque bateau est doté par les organisateurs d’une balise CLS-Argos qui transmet automatiquement toutes les heures (ou demi-heures, en cas de nécessité) leur position (latitude et longitude), leur cap, leur vitesse et leur distance au but (la ligne d’arrivée à Fort-de-France). Ces informations sont également reprises sur la cartographie disponible sur le site de la Panerai Transat Classique pour suivre la course. Cette balise peut aussi être déclenché dans le cas d’un souci mineur (type manque de carburant pour générer de l’énergie) pour que l’organisateur puisse organiser une assistance par un autre concurrent, par exemple.

Pour la sécurité, les voiliers devront aussi s’équiper d’une balise Cospas-Sarsat, un système mondial d’alerte et de localisation. Cette balise ne peut être déclenchée que lors d’un événement présentant un risque pour la vie humaine. Son déclenchement prévient le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) qui organise alors les secours. Il est aussi vivement conseillé d’équiper chaque équipier d’une PLB (balise personnelle de détresse) à fixer sur sa veste de quart ou son harnais, en particulier lors des quarts de nuit ou par mauvais temps. Aucune balise n’a été activée lors des éditions précédentes. Personne ne s’en plaindra.

Liens utiles
Pour suivre la course
www.paneraitransatclassique.com

Téléphone par satellite
www.iridium.com
www.inmarsat.com
eu.globalstar.com/fr
www.thuraya.com

Balise de positionnement et de sécurité
www.cls.fr
www.cospas-sarsat.int

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