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ATLANTIC TROPHEE, AU PAS DE CHARGE

mercredi 10 août 2011

Les premiers à 500 milles de l’arrivée à Douarnenez

Partis de l’archipel des Açores samedi dernier, les douze équipages en lice sur la deuxième étape de l’Oberthur Atlantic Trophée poursuivent leur remontée vers Douarnenez en tirant parti de belles conditions météorologiques pour maintenir de bonnes vitesses. A 500 milles de l’arrivée dans le port finistérien, le plus grand des yachts classiques engagés, Amazon, skippé par Olivier Pecoux, tient toujours le commandement de la flotte. En temps compensé, il cède les deux premières marches du podium aux italiens d’Emeraude et au Swan 38 Gweneven, aux mains d’Oren Nataf. Un trio qui devra surveiller ses arrières jusqu’à l’arrivée, prévue ce vendredi soir pour le premier.

Pas de rupture de rythme dans cette deuxième étape de l’Oberthur Atlantic Trophée. Au portant depuis le départ, bénéficiant d’un grand soleil, d’un vent régulier, les marins goûtent au bonheur rare d’une navigation qui se déroule sans anicroche. Leurs nuits étoilées sont définitivement aussi belles que leurs journées, propices autant à la contemplation du spectacle qu’offre la mer, qu’à la performance. Que l’on ne s’y trompe en effet pas, ce n’est pas parce que les voiliers en course sont parmi les plus beaux du patrimoine maritime européen, qu’il n’est question ni de régate, ni de pointes de vitesse, ni de placement stratégique ! Depuis le coup d’envoi de cette épreuve, les montures ne cessent de démontrer leur élégance tout autant que leur vélocité. Rappelons pour mémoire qu’un Tina identique à Bilou Belle, fruit d’un dessin de l’architecte Carter et mis à l’eau en 1968, avait en 2005 remporté le Spi Ouest-France dans sa classe, face à des bateaux modernes, mais s’était également imposé toutes catégories confondues... Un véritable exploit quand on sait le niveau de préparation, d’affûtage et de régularité des régatiers qui viennent chaque année fêter Pâques à la Trinité !

L’univers entier sous leurs yeux

En attendant, sur l’eau, l’heure est au plaisir distillé par la météo ; un tableau idyllique qui devrait durer jusqu’à l’arrivée, ainsi que le confirme François Séruzier, directeur de course : "Les premiers concurrents vont continuer à bénéficier de conditions relativement stables. Ils auront quand même un petit passage de front à négocier avec du Sud Est 20 à 25 nœuds, voire 30 en rafales, un peu avant l’arrivée. Mais ce sera toujours du portant, même s’il leur faudra sans doute affaler les spis pour se retrouver au reaching. Ensuite, ils retrouveront un flux d’Ouest. Pour les poursuivants, le vent va progressivement passer à l’Ouest, puis au Nord Ouest pour toujours 10 à 20 nœuds. Il n’y a pas de risque de bulle anticyclonique qui s’installerait à l’arrivée comme ce fût le cas sur Horta. Ca devrait être assez clair pour le final". D’un bord à l’autre, les messages enthousiastes et humoristiques devraient donc continuer à affluer. Fidèles parmi les fidèles du clavier maritime, les hommes d’Olbia, par les mots de Christian Challandre, évoquaient ces dernières heures : "Ce n’est plus de la régate, c’est du "farniente" . Hier beau temps. Aujourd’hui, beau temps. Cette nuit, un ciel entièrement dégagé. Lorsque la Lune s’est couchée on a pu avoir l’univers entier sous les yeux. Pas besoin de compas pour barrer ! Au petit matin, pendant une heure nous avons eu droit au lever du jour, avec toutes ses nuances pastelles de bleu et de rose des nuages d’altitude". Même poésie à bord du voilier des Abers, Calypso III : "Avant que le crépuscule n’efface les étoiles, notre étrave était calée entre 9 et 10 nds, entre la Grande Ourse sur bâbord, et les 3 Rois mages sur tribord, le tout sous une pluie d’étoiles filantes". L’équipage de la famille Caraës ne perdant pas pour autant de vue l’aspect sportif de l’aventure : "Avons reçu météo et classement, on s’arrache mais c’est pas assez ! Qu’à cela ne tienne, on va en remettre une couche, on va en avoir à l’usure d’ici Douarnenez. C’est serré, nos concurrents directs, Amazone, Westward, Lady Mone et nous en 1H30 en temps compensé à mi-parcours. Et le fameux, l’inimitable et surtout inlâchable Gweneven, alias "Kiki" qui se retrouve encore une fois à 4 milles dans notre tableau arrière".

C’est vendredi 12 août, en soirée, que le rideau devrait tomber pour le premier équipage de l’Oberthur Atlantic Trophée à Douarnenez. Quelques heures plus tard, suivront les arrivées des poursuivants et des récits de mer qui devraient offrir souvenirs, couleurs et sensations aux marins comme aux terriens.

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