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1ER PARTIE POUR WHITE DOLPHIN

dimanche 4 novembre 2012

White Dolphin vainqueur de l’étape méditerranéenne

En franchissant le premier la ligne située au large de Sotogrande, hier en début d’après-midi, l’équipage de White Dolphin, emmené par Pascal Stefani, son armateur, et Yann Delplace, son capitaine, marque de son empreinte la deuxième étape de la Panerai Transat Classique 2012. Mais pour que son succès soit complet, il fallait attendre le passage de Corto pour connaître avec exactitude le classement en temps compensé, ce mode de calcul qui permet de faire courir ensemble des voiliers de tailles différentes. Malgré la navigation précise de son skipper Louis Duc et l’enthousiasme de ses équipiers, parmi lesquels Maxime et Malik Abbar, fils et frère du propriétaire, le plan Carter n’a pu combler son handicap. La victoire de cette étape, bouleversée par des conditions météo compliquées, revient donc au grand ketch blanc White Dolphin, construit au chantier Beltrami puis chez Sangermani en 1967, une performance d’autant plus remarquable qu’ il était reparti de Barcelone avec 5 heures de retard sur ses concurrents après le remplacement de son hélice. Les voiliers continuent maintenant leur route en convoyage jusqu’à Cascais, à l’embouchure du Tage pour y recevoir un accueil digne de leur engagement et y retrouver la flotte venue d’Atlantique durant l’été. Dans moins d’un mois sera donné le départ de l’étape-reine de la Panerai Transat Classique 2012, entre Cascais et La Barbade.

Pascal Stefani, armateur de White Dolphin et vainqueur de l’étape Saint-Tropez-Cascais

« Cette course est un concentré de beaucoup d’émotions. Après un départ assez speed de Saint-Tropez (le propriétaire et certains équipiers n’ont embarqué qu’une heure avant le coup de canon pour raisons professionnelles, ndlr), nous avons connu des vents très légers qui se sont renforcés peu à peu avant de contraindre le comité de course de suspendre la course. Il était sage de le faire tant qu’il en était encore temps. Nos ennuis commencent à l’arrivée à Barcelone avec la perte de notre hélice : s’ensuit un contre-la-montre pour trouver une pièce de rechange, faire sortir le bateau et effectuer la réparation. Au final, nous repartons avec plus de 5 heures de retard sur nos concurrents et, à ce moment-là, nous avons douté de nos chances. Mais nous avons alors reçu une sorte de signe. Le vent étant portant, nous avons envoyé notre grand spi noir orné d’un grand dauphin blanc, symbole de White Dolphin. Quatre dauphins venus de nulle part nous ont alors accompagnés et 24 heures plus tard, nous avions refait la moitié de notre retard. Par la suite, nous avons connu toutes sortes de conditions, de la pétole parfaite jusqu’à 45 nœuds de vent. L’ambiance est toujours restée excellente à bord, l’essentiel étant de garder le respect et la confiance dans les autres équipiers et surtout dans le skipper. L’autre secret est de faire de bons repas : c’est essentiel pour le moral des troupes. Cette étape a donné l’occasion de bien se préparer pour la traversée de l’Atlantique, autant le bateau que les hommes. Avoir la victoire en plus, c’est vraiment sympa. »

Le résumé de la deuxième étape...

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